Le travail de François-Xavier Laloi trouve son moteur dans l'injustice environnementale en pointant du doigt le consumérisme de l'homme et son rejet néfaste sur la planète.

 

C'est avec un pointe de revendication, qu'il cherche à remettre à sa juste place des éléments artificiels en les reconditionnant dans le champ de l'art. 

L'œuvre de François-Xavier s'intègre dans un processus de surcyclage ; pourquoi continuer à produire de nouveaux éléments alors que l'ont peut remodeler les anciens selon ces besoins ?

François-Xavier se positionne contre le phénomène de surproduction en ayant recours à des matériaux pauvres issus de la surconsommation humaine, telle des palettes, des bâches en plastique, des cordes et des bouts marins.  L'artiste fait alors office de médiateur en intervenant sur ces éléments.

Dans un premier temps, l'activité de l'artiste est une déambulation dans l'environnement qui l'entoure afin de glaner et récupérer ses matériaux pauvres. Puis, il vient les sublimer, en leur redonnant une nouvelle vie, jusqu'à atteindre des compositions synchroniques dans la redéfinition de ces objets.

Sa précédente série Before I was a tree (2018) évoquait une tentative de retourner à un semblant de naturel en conservant l'âme de la matière. Les Sutures (2019), quant à elles, dénoncent la volonté de réparer la matière, accidentée volontairement par une tierce personne, en y apportant un soin à la manière d'un chirurgien.

Si ces œuvres tirent la sonnette d'alarme sur cette gravité comportementale, l'artiste cherche aussi à "faire passer la pilule" avec une pointe d'humour et de dérision dans ses intitulés, (Before I was a christmas tree 2018, A la pêche aux moules, je ne veux plus y aller maman 2020, Paysage de mer(de) 2021) en invitant plutôt le spectateur à porter un nouveau regard sur les éléments qu'il assemble.

En arrivant dans les Pouilles, c'est avec stupéfaction que François-Xavier Laloi a constaté un déclin de civilité à l'égard de la Méditerranée. Face à ce constat, il continue son procédé de récupérer-recycler-sublimer, avec une attention particulière à la relation qu'il entretient avec la mer. C'est en lui venant en aide, à son échelle, qu'un flirt s'est établie avec ce qu'elle recrache; de simples déchets qui ont à ses yeux, une valeur plastique inestimable. Il est comme tomber en amour devant ce dégueuli maritime qu'il choisit de sublimer en les incorporant dans ses œuvres. Ainsi, il établit un lien étroit entre la frontière terrestre et maritime en explorant de nouveaux questionnements.

L'artiste

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BioGRAPHIE

Né en 1993, l'artiste français, François-Xavier Laloi est connu pour ses sculptures d'assemblages de matériaux issus de la consommation humaine.

Durant ses déambulations dans les environnements urbains et naturels, il constate un abandon à l'égard de certains objets artificiels arrivés en fin de vie et d'utilisation.

En débutant ses récoltes, un flirt s’établit entre l'artiste et ces artefacts. Il est tombé en amour devant eux et cherche à dévoiler la beauté qu'il éprouve à leur égard en leur attribuant une préciosité.

L’œuvre de François-Xavier s'intègre dans un processus de surcyclage dans le but de sacraliser ces rejets de l'humanité.

Il tire la sonnette d'alarme sur une gravité et cherche à faire passer la pilule avec dérision et poésie dans ses œuvres.

 

En 2020, François-Xavier Laloi s'est installé dans les Pouilles, en Italie du Sud, où il poursuit son travail avec cette fois-ci, un intérêt particulier envers la mer et les détritus qu'elle recrache. Ce dégueulis maritime, empreinte des refoulements humains, a, aux yeux de l'artiste, une valeur singulière avec lequel il aime s'amuser pour composer ses assemblages étonnants.